29 mai 2018

5 questions à Elio Libaude

Le mardi 6 mars, Elio Libaude présentait ses créations développées lors d’une résidence chez ZINC à la Friche la Belle de Mai. Il est l’un des lauréats de l’appel à projet « Création Émergente Régionale« , et présentera son installation baptisée « Coccolithes » à l’automne prochain lors de Chroniques – Biennale internationale des Imaginaires Numériques.

 

+ d’infos : http://chronique-s.org/creation-emergente-regionale/

 

 

 

 

Quel est ton parcours ?

 

Je m’appelle Elio Libaude, j’ai 28 ans, et je suis en résidence à Zinc depuis le 26 février. J’ai fait un BTS Design Graphique au lycée de la Grande Tourrache à Toulon et je suis actuellement en 5ème année à l’École Supérieure d’Art d’Aix en Provence.

 

Quels sont tes domaines de recherche et de création ?

 

Mes préoccupations, en tous cas pour mon diplôme de 5ème année, sont les suivantes : je travaille principalement sur des alliances entre biologie «naturelle» et numérique. Mon travail de recherche s’articule sur l’alliance entre la 3D et le son.

 

Quels sont les artistes qui t’inspirent ?

 

Ma première référence est Louis Bec et sa création de formes de vies. Il est allé si loin dans sa recherche que même la communauté scientifique a cru, un instant, à la réalité de ses formes de vie. Il y a Gregory Chatonsky, et son travail sur l’intelligence artificielle. Celui également de Nicolas Moulin, et ses recherches autour de la fiction. Après, au niveau de la création visuelle et même sonore il y a Ryoji Ikeda … Il y en a tellement ! (rires).

Quant à mes influences musicales, je viens de la freeparty. Ce mouvement musical m’a énormément inspiré et m’accompagne, en particulier Kurley, puis toutes les première presses des Spiral Tribe. Pour finir je parlerai de la musique drone ou ambient comme le travail de Tim Hecker qui est à mes yeux la figure de proue de ce mouvement. Puis peut-être, mais moins connu, Necro Death Mort, mais qui porte l’alliance entre drone et métal, ceci m’intéresse beaucoup, j’aime les sonorités produites.

 

Peux-tu nous parler de ta résidence et du projet que tu développes dans le cadre de Chroniques ?

 

Dans le cadre de ma résidence, il s’agit surtout de commencer à préparer et développer l’outil qui me permettra la création d’un live sonore et visuel, intitulé Coccolithes. Il s’inscrit aussi dans le cadre de mes préoccupations artistiques actuelles, toujours une alliance entre numérique et biologique. Mon projet parle des coccolithes, qui sont des nanoplanctons. Je les utilise comme prétexte pour produire un live. Ce rapport à cette forme de vie m’a véritablement intéressé : toute sa vie ce nanoplancton vit dans la mer, flotte, ce qui est une forme de lévitation, il est soumis aux courants marins et, à sa mort, tombe au fond de l’océan.

Après des milliers d’années ces coccolithes morts créent des falaises. Ce rapport entre le minuscule du nanoplancton et du gigantisme de la falaise me fascine depuis quelques temps, et il se trouve qu’il s »intégrait dans le cadre de la thématique « Lévitations ». J’ai donc postulé à l’appel à projet pour la création émergente dans le cadre de Chroniques – Biennale internationale des arts et cultures numériques.

 

Que faut-il te souhaiter pour la suite ?

 

Sans doute que ce live réussisse, qu’il puisse évoluer après Chroniques et continuer mon travail artistique, tout simplement.

 

 

Vous pouvez suivre le travail d’Elio Libaude sur les réseaux : http://facebook.com/elio.gonzo